Mali au fil du Niger | |
présentation générale
pour nous retrouver dans d'autres voyages : http://voyageautrement.free.fr
renseignements pratiques
voyage avec Agence Point Afrique qui organise des vols et séjours en Afrique sous forme de tourisme équitable avec équipements locaux vol Marseille -Gao / Sevare - Marseille
Au fil du Niger : Gao - Tombouctou en 4 X4 tombouctou Gao en pinasse affrétée par Point Afrique avec logistique restauration itinérante et bivouacs sur les bords du NIGER et une nuit d'hôtel è Gao et une à Tombouctou
Sevare, Pays Dogon, Djenne, Mopti location d'une voiture avec chauffeur hébergement en campement ou auberge guide pour pays Dogon
aucune difficulté même avec enfants, sauf problèmes gastriques
traitement anti paludisme pendant et après le séjour (un mois)
nous sommes partis à 3 familles pour la première semaine, 2 familles la seconde avec adolescents de 12 et 15 ans
l'aventure commence lundi 16 février 2004
c'est l'histoire d'un voyage vers des contrées lointaines en Afrique.
Lundi 16 février Février 2004, il est minuit lorsque nous arrivons dans l'aéroport déserté de toute âme qui vive. Les grands halls vides respirent l'abandon et la tristesse d'un monde endormi, oublié. Le froid glacial de cette nuit d'hiver nous transperce comme une épée et nul espace pour accueillir nos corps engourdis de sommeil. L'avion est annoncé avec 5 heures de retard, au mieux il décollera à 7h 30 demain matin. L'attente s'annonce longue mais l'espoir de la douceur du climat africain, nous aide à atteindre ce but. La rigueur de l'hiver fera place dans quelques heures à un soleil plombant, dont nous chercherons à nous protéger sous les quelques rares arbres que le désert voudra bien nous offrir. Encore quelques heures, dans ce demi sommeil, étendus sur une moquette peu engageante, mais bientôt demain. À 7h30 enfin l'avion s'envole plein sud, déjà le soleil embrase l'horizon sur les côtes méditerranéennes, que nous laissons dernière nous, dans ce froid matin hivernal.
Le survol de la Méditérannée n'offre guère d'ouverture, les nuages recouvrent aussi le désert. Plus loin sur le Sahara, apparaissent çà et là quelques oueds et oasis verdoyantes, ainsi que de grands cercles étranges, comme dessinés dans le sable, pour indiquer quelques repères aux voyageurs du ciel. Longtemps, le désert nous accompagne, jusqu'à la descente sur Gao, dont la dune rose se détache dans les courbes du Niger. Nous débarquons dans un grand hangar, ouvert aux 4 vents, la chaleur est étouffante (ils ont dû oublier d'éteindre les réacteurs), il est 11 heures. Retrouver nos bagages dans un amoncellement digne des plus grands chantiers, changer de l'argent dans la confusion la plus totale, sur l'angle d'un mur, récupérer nos passeports après signature des visas, constituent la première épreuve africaine, mais aussi l'entrée dans ce nouveau monde pour nous. Puis vient le moment d'embarquer dans les 4X4, relativement modernes pour le début de la remontée du Niger par les pistes sur les rives du fleuve.
A la sortie de la ville la route asphaltée laisse place à une piste qui se dessine à peine dans le sable saharien. Plus aucun repère pour nous occidentaux, habitués à une signalitique débordante. Le soleil sert de guide à nos chauffeurs et, étonnés nous parcourons cette piste jusqu'en fin d'après midi, avec pour tout arrêt une pause pic nic, motif, il faut ratrapper le temps perdu ce matin.
l'Afrique d'hier ou l'Afrique d'aujourd'hui : qu'importe, le temps ne semble pas avoir de prise sur ce pays L'Afrique est intemporelle. Des enfants nous accueillent, s'agrippant à nous comme des mouches sur le miel, ils quémandent quelques cadeaux la surprise est au rendez-vous, nous entrons dans un autre monde, un autre temps. Sur des étals au sol des femmes vendent quelques légumes, ou fruits, d'autres attendent le chalend avec des épices aux couleurs chatoyantes. La lumière du soir teinte chaque maison en ocre, et allonge les ombres des maigres arbres. Nous quittons la ville, après les achats nécessaires au repas et reprenons la piste jusqu'à la tombée de la nuit.
Le soleil termine sa course derrière les dunes qui barrent l’horizon,. notre campement s’établira dans ces dunes pour cette nuit, au milieu de nulle part. Nos guides préparent un repas digne de rois, après une telle journée, du mouton avec des légumes. autour du feu chacun s'installe et rêve dans cette douceur ambiante. Un vent de sable se lève pendant la nuit, et oblige La lumière naissante nous réveille à 6 h 30, par delà les dunes monte, un soleil rougoyant qui nous réchauffe avec douceur .
réveil dans les dunes mardi 17 févrierun comité d'accueil nous surprend au reveil, comme par enchantement dans ce désert, des nomades nous rendent visite et s'approchent prudemment des tentes. Curiosité, envie, quête, les raisons nous restent inconnues, mais la symphonie de couleurs qu'ils nous offrent est un ravissement pour la photographe que je suis. le désert est donc un monde d'une richesse insoupçonnée à qui sait regarder pour dénicher d'autres regards derrière l'immensité vide.
Le soleil s'élève à l'horizon et dessine des arabesques avec les crètes des dunes. ce matin après un petit déjeuner copieux, nous nous engageons à travers les dunes pour poursuivre un petit fennec des sables au plus grand bonheur de Justine. Hélas il est plus rapide que nous et il nous laisse derrière lui bien vite
Très rapidement notre première étape nous mènera à Tenefa pour une visite et pour le ravitaillement en eau et nourriture. Même accueil qu'à Bourem les enfants nous escortent, les adultes nous regardent, curieux et interrogatifs, mais toujours avec de grands sourires. Déjà la chaleur matinale est étouffante, et vêtus de nos cheichs ou de nos foulards nous arpentons les rues poussièreuses de la ville. Le bord du fleuve est très animé, des pirogues sont acostées sur la rives, des enfants jouent dans
l'eau douteuse du Niger.
Le spectacle des couleurs des vêtements ferait oublier la pauvreté. Paradoxe étrange de voir réunis des morceaux de tissus aussi divers , parer les femmes et les enfants de costumes multicolores . Les hommes sont plus simplement vêtus de grandes tuniques ou encore pour les plus jeunes à la mode européenne, un peu passée
Nous poursuivons notre périple à travers les dunes basses, d'autres villages sont des occasions de pauses sympathiques. Construites en banco , les maisons s'alignent le long d'une allée centrale et de plus petites ruelles adjacentes. Pas vraiment de centre du village ; le plus souvent c'est le bord du fleuve qui constitue le lieu animé. D'étranges filets tendus entre des piquets de bois protègent quelques plantations, peut être des chèvres. La chaleur et la poussière du sable forment des nuages derrière le passage des voitures. Nos chauffeurs sillonnent ce désert comme nous les routes nationales françaises, sans repère si ce n'est celui, invisible, d'avoir toujours vécu au milieu de ces dunes . Dans la campagne les maisons sont encore plus rudimentaires, en forme de huttes elles sont recouvertes de feuilles de palme, de tissus ou de nattes. Habitat précaire qui ne résiste guère aux intempéries de la saison des pluies.
Misérables huttes, éphémères protections contre les assauts du climat et du temps, pourtant tellement de beauté dans cette scène contrastée. Plus loin Une végétation rase et malingre se bat contre les assauts du désert, à l'abri de quelques dunes et tente de survivre. Le ciel s'obscurcit, comme si un orage s'annonçait, mais ce n'est pas la saison des pluies, les dunes prennent davantage de relief. Notre route nous mène à travers le pays Touareg, ce peuple de Nomades, fiers, vivant d'élevage dans le désert, et toujours en marche pour permettre aux troupeaux de se nourir.
Lentement le soleil descend sur l'horizon, la chaleur se fait moins opressante, et nous cherchons le lieu de bivouac idéal : au bord du fleuve, au loin seulement quelques hénissements d'ânes, nous indiquent que le territoire est habité.
Le soir étend sa douce lumière sur les méandres du Niger.
Se découpent alors à l'horizon les squelettes dénudés des arbres, plus près de nous l'ombre des pirogues s'allonge sur le fleuve devenu rose. La nuit sera calme, avec comme unique compagnie les ânes très bavards.
. sur la piste de Tombouctou - 18 février
cette troisième journée doit nous conduire à Tombouctou. Une pâle lumière s'élève derrière les courbes du Niger. Le soleil voilé ce matin nous laisse entrevoir des pinasses alanguies sur le fleuve, chargées de diverses marchandises. Un silence parfait règne alentour. c'est l'heure du départ, déjà!
Nous retrouvons nos « montures », certaines éprouvent quelques difficultés au démarrage dans le sable. Les enfants sont venus récupérer nos derniers « bidons » vides avec lesquelles ils confectionnent des jouets ou des ustensils du quotidien
.
Notre route croise des troupeaux de chèvres et quelques termitières géantes. la piste se détériore , elle s'efface sur certaines parties, les chauffeurs devinent son tracé De nouveaux villages se profilent derrière de grandes dunes, au bord du fleuve louise et aurélia dévalent une grande dune
Nous approchons de la ville de Tombouctou. Les habitations se multiplient, les pistes se croisent, et nous apercevons quelques voyageurs à dos d'âne , ou avec des caravanes de chameaux laissant derrière eux femmes et enfants . Comme partout la ville attire, lieu de rêve ou d'échange.
Quelques regards, quelques adieux ,avant de quitter ces pistes aux détours desquelles nous avons découvert tant de richesses et de merveilles cachées de nos yeux blasés. . louise et un de nos chauffeurs de 4X4
L'entrée dans cette ville nous offre une nouvelle scène magique, comme ensevelie dans les sables du Sahara, elle se dresse, fière, lançant vers le ciel ses minarets de terre,, protégée par sa muraille de pierre et de banco plantée de morceaux de bois. Tombouctou , ville mythique : cette ville semble lutter contre l'ensablement dû aux assauts répétés du Sahara conquérant. Les grains de sable sont partout, amoncellés contre les murs, dans les ruelles, sur les places, dans le pain, dans les légumes, dans toute sa cuisine. Sa menace se lit au coin de chaque batiment,dans chaque assiette. Mais la grande mosquée résiste à cet envahisseur Tombouctou : la ville des sables
Du fond de mon enfance ce mot résonne, symbole des confins du monde,et de ses mystères, je m’émerveille de la voir devant moi. Fondée au XII eme siècle, elle semble oubliée des temps. Les cheichs bleu indigo nous indiquent la présence massive du peuple Touareg mais cette ville est aussi le lieu de rencontre de nombreuses ethnies : Sanghais, Peuls, Bambaras, Sarakollé. des coiffures vient témoigner de ce brassage ethnique. De nombreux campements de « yourtes ou tentes sont installés en périphérie de la ville. Organisation certainement liée à différentes strates de population, mais il faudrait une lecture ethnographique pour mieux en comprendre les fondements . Tombouctou, carrefour ethnique du sud saharien tombouctou ville des sables
Tombouctou la mystique
A notre plus grande surprise nous pouvons entrer dans la grande Mosquée, à
condition d’être couvertes .
Un défilé de salles dont le plafond est soutenu par des piliers en bois, se
Enfin sur une grande place nous parvenons au marché. Riche en couleurs, en odeurs , il reflète toute l’Afrique noire, et l’Afrique sub saharienne . C’est le lieu de rencontre et d’échange privilégié entre des peuples venus du sud et les caravanes du Nord, pour vendre ou échanger le sel, des denrées alimentaires, ou de première nécessité.
Notre vagabondage ne nous dévoilera qu’une infime partie des mystères de la ville. La lumière décline à l’horizon et teinte de rose cette immensité qui s’étend sous nos yeux à demi fermés. Une pause thé à l’instant où le soleil disparaît derrière les dunes
A la tombée de la nuit , une fois la cérémonie du thé
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