Mali au fil du Niger

présentation générale

05:45, 19/11/2007 .. Publié dans généralités .. 1 commentaires .. Lien

  Annuaire des carnets de voyage - Uniterre

 

 pour nous retrouver dans d'autres voyages :  http://voyageautrement.free.fr

 

renseignements pratiques

 

voyage avec Agence Point Afrique qui organise des vols et séjours en Afrique sous forme de tourisme équitable avec équipements locaux

vol Marseille -Gao / Sevare - Marseille

  • une semaine d'excursion avec Point Afrique :

Au fil du Niger : Gao - Tombouctou en 4 X4

tombouctou Gao en pinasse affrétée par Point Afrique

avec logistique restauration itinérante

et bivouacs sur les bords du NIGER et une nuit d'hôtel è Gao et une à Tombouctou

  • 2 eme semaine en séjour libre

Sevare, Pays Dogon, Djenne, Mopti

location d'une voiture avec chauffeur

hébergement en campement ou auberge

guide pour pays Dogon

  • séjour de rencontres très intenses et d'immersion dans le pays.

aucune difficulté même avec enfants, sauf problèmes gastriques

  • vaccin fièvre jaune obligatoire, hépatite, conseillé

traitement anti paludisme pendant et après le séjour (un mois)

nous sommes partis à 3 familles pour la première semaine, 2 familles la seconde avec adolescents de 12 et 15 ans

 




l'aventure commence lundi 16 février 2004

07:46, 19/03/2007 .. Publié dans voyage en 4X4 .. 0 commentaires .. Lien

         

                     

 

c'est l'histoire d'un voyage  vers des contrées lointaines en Afrique.

 

Lundi 16 février

 

Février 2004, il est minuit lorsque nous arrivons dans l'aéroport déserté de toute âme qui vive. Les grands halls vides  respirent l'abandon et la tristesse d'un monde endormi, oublié. Le froid glacial de cette nuit d'hiver nous transperce comme une épée et nul espace pour accueillir nos corps engourdis de sommeil. L'avion est annoncé avec 5 heures de retard, au mieux il décollera à 7h 30 demain matin. L'attente s'annonce longue  mais l'espoir de la douceur du climat africain, nous aide à atteindre ce but.

La rigueur de l'hiver fera place dans quelques heures à un soleil plombant, dont nous chercherons à nous protéger sous les quelques rares arbres que le désert voudra bien nous offrirEncore quelques heures, dans ce demi sommeil, étendus sur une moquette peu engageante, mais bientôt demain.

À 7h30 enfin l'avion s'envole plein sud, déjà le soleil embrase l'horizon sur les côtes méditerranéennes, que nous laissons dernière nous, dans ce froid matin hivernal.

 

                

 

     Le survol de la Méditérannée n'offre guère d'ouverture, les nuages recouvrent aussi le désert. Plus loin sur le Sahara, apparaissent çà et là quelques oueds et oasis verdoyantes, ainsi que de grands cercles étranges, comme dessinés dans le sable, pour indiquer quelques repères aux voyageurs du ciel.

Longtemps, le désert nous accompagne, jusqu'à la descente sur Gao, dont la dune rose se détache dans les courbes  du Niger.

Nous  débarquons dans un grand hangar, ouvert aux 4 vents, la chaleur  est étouffante (ils ont dû oublier d'éteindre les réacteurs),  il est 11 heures.

 Retrouver nos bagages dans un amoncellement digne des plus grands chantiers, changer de l'argent dans la confusion la plus totale, sur l'angle d'un mur, récupérer nos passeports après signature des visas,  constituent la première épreuve africaine, mais aussi l'entrée dans ce nouveau monde pour nous.

 

 Puis vient le moment d'embarquer dans les 4X4, relativement modernes pour le début de la remontée  du Niger par les pistes  sur les rives du  fleuve.

 

A la sortie de la ville la route asphaltée laisse place à une piste qui se dessine à peine dans le sable saharien. Plus aucun repère pour nous occidentaux, habitués à une signalitique débordante. Le soleil  sert de guide à nos chauffeurs et, étonnés nous parcourons cette piste jusqu'en fin d'après midi, avec pour tout arrêt une pause pic nic, motif, il faut ratrapper le temps perdu ce matin.

                                  

 

l'Afrique d'hier ou l'Afrique d'aujourd'hui : qu'importe, le temps ne semble pas avoir de prise sur ce pays L'Afrique est intemporelle.

Des enfants nous accueillent, s'agrippant à nous comme des mouches sur le miel, ils quémandent quelques cadeaux

la surprise est au rendez-vous,  nous entrons dans un autre monde, un autre temps.

Sur des étals au sol  des femmes vendent quelques légumes, ou fruits, d'autres attendent  le chalend   avec des épices aux couleurs chatoyantes.

La lumière du soir teinte chaque maison en ocre,  et allonge les ombres des maigres arbres.

Nous quittons la ville, après les achats nécessaires au repas et reprenons la piste 

jusqu'à la tombée de la nuit.

 

             

 

Le soleil termine sa course derrière les dunes qui barrent l’horizon,. notre campement s’établira dans ces dunes pour cette nuit, au milieu de nulle part.

Nos guides préparent un repas digne de rois, après une telle journée, du mouton avec des légumes.

autour du feu chacun s'installe et rêve   dans cette douceur ambiante. 

Un vent de sable se lève pendant la nuit, et oblige certains  à  rompre leur bivouac à la belle étoile.

La lumière naissante nous réveille à 6 h 30, par delà les dunes monte, un soleil rougoyant qui nous réchauffe avec douceur .

 

              

 




réveil dans les dunes mardi 17 février

09:07, 18/03/2007 .. Publié dans voyage en 4X4 .. 0 commentaires .. Lien

un comité d'accueil nous surprend au reveil, comme par enchantement dans ce désert, des nomades nous rendent visite et s'approchent prudemment des tentes.                 

                                                                     

Curiosité, envie,  quête, les raisons nous restent inconnues, mais la  symphonie de couleurs qu'ils nous offrent est un ravissement pour la  photographe    que je suis.

 le désert est donc un monde d'une richesse insoupçonnée à qui sait  regarder

  pour dénicher d'autres regards derrière  l'immensité vide.       

                                      

 

 

Le soleil s'élève à l'horizon et dessine des arabesques avec les crètes des dunes.

 

ce matin après un petit déjeuner copieux, nous nous engageons à travers les dunes pour poursuivre un petit fennec des sables au plus grand bonheur de Justine. Hélas il est plus rapide que nous et il nous laisse derrière lui bien vite

 

            

 

Très rapidement notre première étape nous mènera  à Tenefa pour une visite et pour le ravitaillement en eau et nourriture.

Même accueil qu'à Bourem les enfants nous escortent, les adultes nous regardent, curieux et interrogatifs, mais toujours avec de grands sourires. Déjà la chaleur matinale est étouffante, et vêtus de nos cheichs ou de nos foulards nous arpentons les rues poussièreuses de la ville.

Le bord du fleuve est très animé, des pirogues sont acostées sur la rives, des enfants jouent dans

 

l'eau douteuse du Niger.

 

Le  spectacle des couleurs des vêtements ferait oublier la pauvreté. Paradoxe  étrange de voir  réunis  des morceaux de tissus aussi divers , parer les femmes et les enfants de costumes multicolores .

Les hommes sont plus simplement vêtus de grandes tuniques ou   encore pour les plus jeunes à la mode européenne, un peu passée

 

        

 

Nous  poursuivons notre périple à travers les dunes basses, d'autres villages sont des occasions de pauses sympathiques.

Construites en banco , les maisons s'alignent le long d'une allée centrale et de plus petites ruelles adjacentes. Pas vraiment de centre du village ;

le plus souvent c'est le bord du fleuve qui constitue le lieu animé. D'étranges filets tendus entre des piquets de bois protègent quelques plantations, peut être des chèvres.

 

                   

La chaleur et la poussière du sable forment  des nuages derrière le passage des voitures.  Nos chauffeurs sillonnent ce désert comme nous les routes nationales françaises, sans repère si ce n'est celui, invisible,  d'avoir toujours vécu au milieu de ces dunes .

     Dans la campagne les maisons sont encore  plus rudimentaires, en forme    de huttes elles sont recouvertes de feuilles de palme, de tissus ou de nattes. Habitat précaire qui ne résiste guère aux intempéries de la saison     des   pluies.

 

  

    Misérables huttes, éphémères  protections contre les assauts du climat et du temps, pourtant tellement  de beauté dans cette scène contrastée.

 

Plus  loin   Une  végétation rase et malingre se bat contre les assauts du désert, à l'abri de quelques dunes et tente de survivre.

Le ciel s'obscurcit, comme si un orage s'annonçait, mais ce n'est pas la saison des pluies, les dunes prennent davantage de relief.

Notre route nous mène à travers le pays Touareg, ce peuple de Nomades, fiers, vivant d'élevage dans le désert, et toujours en marche pour permettre aux troupeaux de se nourir.

                  

 

Lentement le soleil descend sur l'horizon, la chaleur se fait moins opressante, et nous cherchons le lieu de bivouac idéal : au bord du fleuve, au loin seulement quelques hénissements d'ânes, nous indiquent que le territoire est habité.

 

Le soir étend sa douce lumière sur les méandres du Niger.     

 

                                            

Se découpent alors à l'horizon les squelettes dénudés des arbres, plus  près de nous l'ombre des pirogues s'allonge sur le fleuve devenu rose.

La nuit sera calme, avec comme unique compagnie les ânes très bavards.

 

              

 

.




sur la piste de Tombouctou - 18 février

08:05, 18/03/2007 .. Publié dans voyage en 4X4 .. 0 commentaires .. Lien

     Mer credi 18 février

 

       cette troisième journée  doit nous conduire à Tombouctou.    Une pâle lumière s'élève derrière les courbes du Niger. Le soleil voilé ce matin nous laisse entrevoir des pinasses alanguies sur le fleuve, chargées de diverses marchandises.

Un silence parfait règne alentour.

                 c'est l'heure du départ, déjà! 

                      

 

Nous retrouvons nos « montures », certaines éprouvent quelques difficultés au démarrage dans le sable.

Les enfants sont venus récupérer nos derniers « bidons » vides  avec lesquelles ils confectionnent des jouets ou des ustensils  du quotidien

 

                                .

 

Notre route croise des troupeaux de chèvres et quelques termitières géantes.

        la piste se détériore , elle s'efface sur certaines parties, les chauffeurs devinent  son tracé

De nouveaux villages se profilent derrière de grandes dunes, au bord du fleuve

 

                   

 

comme sortie du sable la vie surgit autour de tentes coloréss, des femmes s'affairent, des enfants jouent

louise et aurélia  dévalent  une grande dune

 

Nous approchons de la ville  de Tombouctou. Les habitations se multiplient, les pistes se croisent, et nous apercevons quelques voyageurs à dos d'âne , ou avec des caravanes de chameaux laissant derrière eux femmes et enfants . Comme partout la ville attire, lieu de rêve ou d'échange.        

 

                    

Quelques regards, quelques adieux ,avant de quitter ces pistes aux détours desquelles nous avons découvert tant de richesses et de merveilles cachées de nos yeux blasés.

    .                          

louise et un de nos chauffeurs de 4X4               

 

                

L'entrée dans cette ville nous offre une nouvelle scène magique, comme ensevelie dans les sables du Sahara, elle se dresse, fière, lançant vers le ciel ses minarets de terre,, protégée par sa muraille de pierre et de banco plantée de morceaux de bois.

 

   Tombouctou , ville mythique :

  cette ville  semble lutter contre l'ensablement dû aux  

  assauts répétés du Sahara conquérant. Les grains de sable    sont partout, amoncellés contre les murs, dans les ruelles, sur les places, dans le pain, dans les légumes, dans toute sa cuisine.

Sa menace se lit au coin de chaque batiment,dans chaque assiette.

  Mais la grande mosquée résiste à cet envahisseur

 

Tombouctou  : la ville des sables   

 

Du fond de mon enfance ce mot résonne, symbole des confins du monde,et de ses mystères,  je m’émerveille de la voir devant moi.  Fondée au XII eme siècle, elle semble oubliée des temps.

Les cheichs bleu indigo nous indiquent la présence massive du peuple Touareg  mais cette ville est aussi le lieu de rencontre de nombreuses ethnies : Sanghais, Peuls, Bambaras, Sarakollé. La variété des costumes, des habitats,

des coiffures vient témoigner de ce brassage ethnique.

De nombreux campements de « yourtes ou tentes  sont installés en périphérie de la ville. Organisation certainement  liée à différentes strates de population, mais il faudrait une lecture ethnographique pour mieux en comprendre les fondements                 .

 

Tombouctou, carrefour ethnique du sud  saharien

 




tombouctou ville des sables

05:56, 16/03/2007 .. Publié dans voyage au gré des transports locaux .. 0 commentaires .. Lien

 

Tombouctou la mystique

 

A notre plus grande surprise nous pouvons entrer dans la grande Mosquée, à

 

condition d’être couvertes         .

 

Un défilé de salles dont le plafond est soutenu par des piliers en bois, se
succède ; des tapis de joncs tressés recouvrent le sol de terre battue, les
murs sont recouverts d’un enduit de terre et de chaux. Dans un dénuement total,
les fervents vien- nent prier plusieurs fois par jour.
La cour intérieure est abritée du soleil par quelques nattes tendues, des amphores
pleines d’eau permettent aux fidèles de faire leurs ablutions.
Nous terminons notre visite, pour nous rendre au restaurant. Nous dégusterons
pour la première fois un repas typique
le « Toukasson », semoule cuite à la vapeur avec une sauce aux 12 condiments,
suffisam- ment relevée mais sans trop le tout arrosé de coca frais.


L’installation rapide à l’hôtel « Bouctou » de la ville nous donne l’occasion de
séjourner dans une suite avec salle de bain privée. Quel privilège, il aura fallu
attendre le Mali pour connaître ce « luxe »
Notre errance dans la ville nous conduit près de différentes habitations et monuments,
par exemple la maison de René Caillet , voyageur infatigable, déguisé en pèlerin arabe
qui découvre la ville en 1828, encore sujet de recherche et cité mystérieuse

 

Enfin sur une grande place nous parvenons au marché. Riche en couleurs, en odeurs , il reflète toute l’Afrique noire, et l’Afrique sub saharienne . C’est le lieu de rencontre et d’échange privilégié entre des peuples venus du sud et les caravanes du Nord, pour vendre ou échanger le sel, des denrées alimentaires, ou de première nécessité.
Festival de couleurs, les femmes offrent leur beauté à nos regards,
habitués aux vêtements gris des pays européens


     

 

 

Notre vagabondage ne nous dévoilera qu’une infime partie des mystères de la ville.
En fin d’après-midi nous embarquerons pour de nouvelles aventures, une petite échappée à dos de chameaux dans les avancées
du désert.
La petite méharée, conduite par des hommes en bleu, s’avance lentement à travers les dunes de sable.

La lumière décline à l’horizon et teinte de rose cette immensité qui s’étend sous

nos yeux à demi fermés.

                       

Une pause thé à l’instant où le soleil disparaît derrière les dunes
est une véritable invitation à la contemplation. Autour d’un
minuscule feu de broussaille le thé chauffe dans une petite
théière aux couleurs indigo des TOUAREGS.


Des instants magiques, de
paix et de respect mutuel : l’occasion d’échange
sur le festival touareg ou sur le Paris –Dakkar mais aussi de positions politiques
sur la situation du peuple Touareg.

                    

 

A la tombée de la nuit , une fois la cérémonie du thé
accomplie, nous prenons la piste du retour, tout aussi
lentement.
La pénombre cache les détails de l’environnement et rend plus mystérieuses
les formes qui nous entourent.
Nous, peuple immergé dans la lumière continuelle, perdons nos repères
lorsque l’obscurité nous entoure.
Un repas chaleureux nous attend au restaurant dont la terrasse
surplombe les jardins frais de la ville
La nuit sera calme et reposante à l’hôtel Bouctou.
Le petit déjeuner du lendemain matin nous offrira la surprise de
ces jardins délicieux et objets de tant de soins.
Les jardins de Tombouctou, des oasis de verdure au milieu de la
poussière et de la sécheresse du désert.

 

                 

Le peuple Touareg :
Ils « sont les derniers nomades de la terre, toujours prêts à lever le camp pour aller plus loin, ailleurs, là où tombe la pluie,
là où les appelle une nécessité millénaire et impérieuse. Ils sont nés au vent, au ciel, à la sécheresse, leur temps n’est plus
réel (...), leur espace n’a pas de limite, ils logent dans leurs yeux, dans leur volonté d’aller au gré de leurs routes.
Leur regard a développé une acuité qui leur permet de discerner le moindre changement de pierre ou de sable et de découvrir la diversité
et la beauté, là où les autres hommes ne ressentaient que de l’ennui ou de la crainte.
Les gens des nuages : des hommes et des femmes qui vivent leur liberté jusqu’à la perfection»
(J.M. Le Clezio : les gens des nuages °




{ Page précédente } { Page 1 sur 4 } { Page suivante }

Qui suis-je ?

Accueil
Qui suis-je ?
Archives
Amis
Album photos

Liens


Rubriques

généralités
voyage au gré des transports locaux
voyage en 4X4
voyage en pinasse

Derniers articles

présentation générale
l'aventure commence lundi 16 février 2004
réveil dans les dunes mardi 17 février
sur la piste de Tombouctou - 18 février
tombouctou ville des sables

Amis