Mali au fil du Niger | |
l'aventure commence lundi 16 février 2004
c'est l'histoire d'un voyage vers des contrées lointaines en Afrique.
Lundi 16 février Février 2004, il est minuit lorsque nous arrivons dans l'aéroport déserté de toute âme qui vive. Les grands halls vides respirent l'abandon et la tristesse d'un monde endormi, oublié. Le froid glacial de cette nuit d'hiver nous transperce comme une épée et nul espace pour accueillir nos corps engourdis de sommeil. L'avion est annoncé avec 5 heures de retard, au mieux il décollera à 7h 30 demain matin. L'attente s'annonce longue mais l'espoir de la douceur du climat africain, nous aide à atteindre ce but. La rigueur de l'hiver fera place dans quelques heures à un soleil plombant, dont nous chercherons à nous protéger sous les quelques rares arbres que le désert voudra bien nous offrir. Encore quelques heures, dans ce demi sommeil, étendus sur une moquette peu engageante, mais bientôt demain. À 7h30 enfin l'avion s'envole plein sud, déjà le soleil embrase l'horizon sur les côtes méditerranéennes, que nous laissons dernière nous, dans ce froid matin hivernal.
Le survol de la Méditérannée n'offre guère d'ouverture, les nuages recouvrent aussi le désert. Plus loin sur le Sahara, apparaissent çà et là quelques oueds et oasis verdoyantes, ainsi que de grands cercles étranges, comme dessinés dans le sable, pour indiquer quelques repères aux voyageurs du ciel. Longtemps, le désert nous accompagne, jusqu'à la descente sur Gao, dont la dune rose se détache dans les courbes du Niger. Nous débarquons dans un grand hangar, ouvert aux 4 vents, la chaleur est étouffante (ils ont dû oublier d'éteindre les réacteurs), il est 11 heures. Retrouver nos bagages dans un amoncellement digne des plus grands chantiers, changer de l'argent dans la confusion la plus totale, sur l'angle d'un mur, récupérer nos passeports après signature des visas, constituent la première épreuve africaine, mais aussi l'entrée dans ce nouveau monde pour nous. Puis vient le moment d'embarquer dans les 4X4, relativement modernes pour le début de la remontée du Niger par les pistes sur les rives du fleuve.
A la sortie de la ville la route asphaltée laisse place à une piste qui se dessine à peine dans le sable saharien. Plus aucun repère pour nous occidentaux, habitués à une signalitique débordante. Le soleil sert de guide à nos chauffeurs et, étonnés nous parcourons cette piste jusqu'en fin d'après midi, avec pour tout arrêt une pause pic nic, motif, il faut ratrapper le temps perdu ce matin.
l'Afrique d'hier ou l'Afrique d'aujourd'hui : qu'importe, le temps ne semble pas avoir de prise sur ce pays L'Afrique est intemporelle. Des enfants nous accueillent, s'agrippant à nous comme des mouches sur le miel, ils quémandent quelques cadeaux la surprise est au rendez-vous, nous entrons dans un autre monde, un autre temps. Sur des étals au sol des femmes vendent quelques légumes, ou fruits, d'autres attendent le chalend avec des épices aux couleurs chatoyantes. La lumière du soir teinte chaque maison en ocre, et allonge les ombres des maigres arbres. Nous quittons la ville, après les achats nécessaires au repas et reprenons la piste jusqu'à la tombée de la nuit.
Le soleil termine sa course derrière les dunes qui barrent l’horizon,. notre campement s’établira dans ces dunes pour cette nuit, au milieu de nulle part. Nos guides préparent un repas digne de rois, après une telle journée, du mouton avec des légumes. autour du feu chacun s'installe et rêve dans cette douceur ambiante. Un vent de sable se lève pendant la nuit, et oblige La lumière naissante nous réveille à 6 h 30, par delà les dunes monte, un soleil rougoyant qui nous réchauffe avec douceur .
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