lente dérive vers Gao samedi 21 février
Samedi 21 février  Une nouvelle fois nous débuterons notre matinée devant ce fleuve aux couleurs changeantes. Notre première halte dans un autre village Bozzo nous mènera à la rencontre de fabricants de pirogues en bois. Outils indispensables de ces pêcheurs à l’épervier. Dès notre départ nous abordons une autre pirogue, chargée d’hommes et de femmes assis sur un chargement impressionnant de marchandises, au point de voir la lignede flottaison disparaître au ras de l’eau. Notre confort est enviable. Les conditions de navigation de ces deux pinasses sont le reflet des conditions de vie de deux peuples, triste constatation. La poursuite de notre descente offrira de nouveaux paysages, des défilés de roches basaltiques qui se détachent sur le sable doré.. 
Petit village Bozzo , le pays des « maîtres de l’eau » vivant au rythme indolent et d’inertie de l’Afrique . Dans ce continent où tout nous parait si étrange, où cette chaleur nous accable, où le soleil veut nous assassiner, quelques indices nous rassurent sur notre propre tolérance à ce climat si rude.
Les bords du Niger entre Bourem et Gao  La journée se poursuit, la pirogue portée par le courant se rapproche de Gao notre destination. Au-delà une autre aventure nous attend, mais c’est objet de la deuxième semaine de ce périple africain. De longs moments de silence sur le bateau traduisent la sérénité du moment. En fin d’après midi dernière étape de la journée à Bourem pour  l’achat du mouton et des ingrédients nécessaires au Méchoui que nous dégusterons à la belle étoile ce soir. Tout autour de nous la nuit a posé son voile épais et des odeurs de bois brûlé, la vie semble s’arrêter de respirer, pour écouter le silence. Au loin le Niger dessine des courbes dorées sous la lune naissante.  Puis des villages voisins, quelques cris d’enfants nous parviennent, les ânes nous signalent aussi leur présence. Le campement s’installe et se rapproche du feu qui a cuit doucement le méchoui. Des ombres dansent autour des flammes, sagement assis nous attendons de déguster le mouton.
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