Mali au fil du Niger

lente dérive vers Gao samedi 21 février

05:00, 16/03/2007 .. Publié dans voyage en pinasse .. 0 commentaires .. Lien

 

Samedi 21 février

 

                  


Une nouvelle fois nous débuterons notre matinée devant ce fleuve aux couleurs
changeantes.
Notre première halte dans un autre village Bozzo nous mènera à la rencontre
de fabricants de pirogues en bois. Outils indispensables de ces pêcheurs à l’épervier.
Dès notre départ nous abordons une autre pirogue, chargée d’hommes et de femmes assis
sur un chargement impressionnant de marchandises, au point de
voir la lignede flottaison disparaître au ras de l’eau. Notre confort est enviable.
Les conditions de navigation de ces deux pinasses sont
le reflet des conditions de vie de deux peuples, triste
constatation.
La poursuite de notre descente offrira de nouveaux paysages, des
défilés de roches basaltiques
qui se détachent sur le sable doré..

 


 

 

Petit village Bozzo , le pays des « maîtres de l’eau » vivant au rythme indolent et d’inertie de l’Afrique
.

Dans ce continent où tout nous parait si étrange, où cette chaleur
nous accable, où le soleil veut nous assassiner, quelques indices nous rassurent
sur notre propre tolérance à ce climat si rude.

Les bords du Niger entre Bourem et Gao 

 

                     

 

La journée se poursuit, la pirogue portée par le courant se
rapproche de Gao notre destination. Au-delà une autre
aventure nous attend, mais c’est objet de la deuxième
semaine de ce périple africain.
De longs moments de silence sur le bateau
traduisent la sérénité du moment.
En fin d’après midi dernière étape de la journée à Bourem pour

                        
l’achat du mouton et des ingrédients nécessaires au Méchoui
que nous dégusterons à la belle étoile ce soir.

 

Tout autour de nous la nuit a posé son voile épais et des odeurs de bois brûlé, la vie semble s’arrêter de respirer, pour écouter le
silence.
Au loin le Niger dessine des courbes dorées sous la lune naissante.

 

 


Puis des villages voisins, quelques cris d’enfants nous parviennent,
les ânes nous signalent aussi leur présence.
Le campement s’installe et se rapproche du feu qui
a cuit doucement le méchoui. Des ombres dansent
autour des flammes, sagement assis nous attendons de
déguster le mouton.

 

 

 


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