Mali au fil du Niger

accostage à Gao dimanche22 février

04:59, 16/03/2007 .. Publié dans voyage en pinasse .. 0 commentaires .. Lien

 

Dimanche 22 février

 


Pour cette dernière journée en pinasse nous accompagnerons les eaux du Niger vers la mer. Prises elles aussi dans la lenteur du
temps, elles sinuent dans les méandres du fleuve, embrassant chaque petit village pour lesquels elles sont sources de vie.
Ce monde si étranger pour nous il y a quelques semaines, se laisse apprivoiser peu à peu pour nous offrir un peu de ses secrets.

 

                        

 

.
   
Un vent de sable se lève sur la dune rose modelant ses crêtes avec art. Nouvelle
escale pour tenter une escalade mémorable sous le soleil et le vent de sable
qui s’unissent contre nous. Quelques pêcheurs nous font admirer leur pêche
miraculeuse avec des poissons très colorés qui changent de couleurs à l’air. Une
montée redoutable, sous une température de 40°, en plein midi, de quoi y rester,
insouciance ou folie que cette ascension ?
Le sable brûlant glisse sous nos pas nous demandant de dédoubler nos efforts pour
parvenir au sommet de ces 100 m d’altitude. Mais quelle récompense de voir le cours du
Niger sinuer au milieu du désert.

 

S’en suit une longue descente de la crête sous

le vent , rendant difficile toute tentative

photographique, mais s’ouvrant sur des

perspectives inoubliables. .

Derrière moi, un désert aride s’étend à perte de vue,

devant c’est la vie avec les cultures d’un vert tendre

se lovant dans les courbes du fleuve.      

                       

Au loin on peut distinguer dans la poussière et la

brume de chaleur l’esquisse d’une grande ville :

Gao.

En début d’après midi nous accostons au port de la ville,

nous allons quitter le territoire frais et lumineux du fleuve dans lequel on lave son corps, son âme, et son linge, voire sa vaisselle. Croisement de regards, échange

de sourires sur ce port multicolore dont la beauté ferait oublier la misère.

             

 

N otre première halte à Gao nous conduit directement à l’hôtel, installation à mi chemin entre
le campement et le camping en dur. Les chambres sommaires avec des lits traditionnels assez
confortables. Les chambres se répartissent autour d’une cour carrée avec quelques arbres.
Les douches et WC sont dans la cour , peuplés de blattes et divers bestioles peu engageantes.
Une autre petite cour arborée de différentes essences, véritable oasis de verdure
et de fleurs rares, accueille des tables et une terrasse où nous pouvons nous
prélasser avant de repartir à l’aventure dans la ville.         


Notre visite se poursuit vers la mosquée des Askia, le soleil est
accablant, plus aucune brise fluviale pour atténuer la chaleur
de cet après midi, près de 40
° à l’ombre, nous ne nous posons
pas la question au soleil.



Escapade jusqu’au marché aux tissus, aux épices et autres condiments, aux
artisans, et enfin au poissons.
Véritable marché de couleurs, non seulement les tissus chatoyants
déclinent les couleurs de l’arc en ciel mais c’est tout un festival de couleurs que
l’on peut découvrir dans les petits fourneaux en tôle peinte,
les bassines en plastique,
les théières et autres ustensiles domestiques. C’est aussi le
marché de la récupération et un véritable salon pour les bricoleurs.

 

           

 

Quelques scènes de marché Lieu d’échange, de troc,

Mais aussi d’études ethnographiques et
anthropologiques sur l’Afrique

 

 


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