Mali au fil du Niger

voyage à travers le mali en bus 24 février

04:57, 16/03/2007 .. Publié dans voyage au gré des transports locaux .. 0 commentaires .. Lien

 

Mardi 24 février

 

Le voyage sera digne des épopées. Le bus, année 1960 en France, a remplacé les chameaux ou les ânes de la caravane, mais les conditions de voyage sont tout aussi pittoresques.

 

Arrivés à la station de bus à 5 heures du matin, grâce à 2 voyages effectués par le propriétaire de l’hôtel, nous débarquons dans un hangar, équipé d’une télévision qui distille des nouvelles européennes. Il fait - 5 ° en France. Assis en rang sur des bancs parmi des gens qui dorment à terre, d’autres qui mangent, ou qui errent, nous attendons dans la nuit noire que le bus soit chargé.

 

Après les chèvres, les frigos, les malles et les caisses diverses, c’est au tour des passagers de s’embarquer en respectant la liste d’appel que fait  consciencieusement le chauffeur. Comme des écoliers nous répondons à notre nom et nous installons au fond du bus. Il n’est pas plein, chacun peut donc prendre ses aises.

 Départ à 6 heures, rien à dire, nous som mes en Afrique. (prévu à 5 h). 

                            

 Différents arrêts jalonnent la piste, certains descendent,

beaucoup montent ce qui rend de plus en plus pénible le voyage.

Entre les recommandations d’un homme de Bamako, sur la prudence à observer pour négocier ou manger certains produits, et les conseils touristiques,

le parcours est entrecoupé de vomissements, de bousculades,

des pleurs d’enfants, ou de coups d’épaule pour gagner quelques

centimètres sur un banc.

 

Dans une grande confusion, défile le paysage grandiose du Sahel :

les monts Hombori, la main de Fatma qui surgissent brusquement des

lignes horizontales et rapprochées des dunes de sable. Malheureusement,

nous n’apercevrons pas d’élé- phant lors de notre traversée de

la réserve du Gourma.

Ce bus s’avère assez confortable avec une

climatisation automatique (trous dans les fenêtres).

A Douenza, après un traditionnel contrôle de police,

les passagers descendent pour se rassasier, nous éviterons les glaces locales, préférant les sardines et «vache qui rit» traditionnelles. . Le paysage et les maisons ont changé, la poussière est rouge.

Enfin au terme de 7 heures de voyage, nous parvenons à Sevaré notre nouvelle étape.

Un taxi nous conduit au refuge de Max, connu des amis. Une surprise nous y attend : une piscine qui viendra soulager les souffrances dues à la chaleur. Le campement est confortable, et le maître des lieux, un américain, joue un peu le

colonialiste.

La chaleur s’est faite insistante et dépasse les 41 ° à l’ombre, nous sombrons donc, dans des fauteuils près de la piscine et sur la terrasse, devant des cocas glacés.

 

Mercredi 25 février

                           


Nous quittons Sevaré avec notre nouveau guide africain présenté par ATTAYEB (guide de la pinasse), accompagnés de Moussa le chauffeur
d’une 505 breack , direction Bandhiagara. La route est asphaltée jusque là, puis une piste serpente au milieu de boababs squelettiques (c’est la saison sèche), et des jardins verdoyants, arrosés grâce à des grandes callebasses
remplies dans la nappe d’eau. Ces plantations d’oignons
et de salades représentent un spectacle botanique insolite
au milieu de cette immensité aride., tout comme à
Tombouctou, dans les dunes.
une fraîcheur nous saisit soudain à la vue de tant de verdure.

 la piste cimentée descend la falaise pour nous faire
découvrir des villages au nom extraordinaire de Djiguibongo - Kani-Kombolé, pour arriver à Telli, le terme de notre  voyage en auto.

 


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