Mali au fil du Niger | |
tombouctou ville des sables
Tombouctou la mystique
A notre plus grande surprise nous pouvons entrer dans la grande Mosquée, à
condition d’être couvertes .
Un défilé de salles dont le plafond est soutenu par des piliers en bois, se
Enfin sur une grande place nous parvenons au marché. Riche en couleurs, en odeurs , il reflète toute l’Afrique noire, et l’Afrique sub saharienne . C’est le lieu de rencontre et d’échange privilégié entre des peuples venus du sud et les caravanes du Nord, pour vendre ou échanger le sel, des denrées alimentaires, ou de première nécessité.
Notre vagabondage ne nous dévoilera qu’une infime partie des mystères de la ville. La lumière décline à l’horizon et teinte de rose cette immensité qui s’étend sous nos yeux à demi fermés. Une pause thé à l’instant où le soleil disparaît derrière les dunes
A la tombée de la nuit , une fois la cérémonie du thé
Le peuple Touareg : immersion dans la ville de Gao
Lundi 23 février
Gao perle du désert, ancienne capitale de l’Empire Sonhrai , elle est aussi un lieu de pèlerinage pour les Islamologues. Nos compagnons de voyage sont repartis cette nuit pour l’hiver, avec beaucoup de retard, comme il se doit en Afrique, nous laissant derrière eux, à la fois envieux mais aussi contents de retrouver
une forme de confort occidental.
Nous décidons de séjourner une journée de plus dans cet Hôtel (Tilafanson) pour organiser notre départ pour Sévaré et surtout notre excursion dans le Pays Dogon. François est nommé négociateur en chef et par le biais de notre guide sur la Pinasse, entre en contact avec un guide qui organisera notre séjour, avec une voiture, une charrette pour les bagages, des hébergements sur place, le tout à partir de Sevaré.
Pendant ces palabres, nous décidons une visite dans la ville par nos propres moyens. Immersion totale dans l’Afrique profonde, chaleur, poussière, du monde partout, et les regards fixés sur nous, comme nous les fixons d’ailleurs sur les personnes que nous croisons. Coca trottoir, glacé, un véritable délice pour surmonter les conditions climatiques. Retour à l’hôtel, dans un jardin paradisiaque, où tout se négocie, tout se discute, même les repas. Nous sommes alors confrontés à une autre dimension de l’Afrique : celle du temps. le temps ne démarre qu’au moment où l’action débute, donc lorsque nous commandons le repas, les Africains commencent à cuisiner, ce qui n’est pas sans causer quelques soucis aux habitués de l’horloge que nous sommes, mais nous le comprendrons que trop tardivement. Journée de repos, le temps de faire réparer la montre de louise par un forgeron, de laver quelques vêtements et de se reposer, notamment pour ceux dont les gastro-entérites font des ravages.
Repas du soir aussi à l’hôtel et derniers préparatifs pour démarrer demain à l’aurore. voyage à travers le mali en bus 24 février
Mardi 24 février
Le voyage sera digne des épopées. Le bus, année 1960 en France, a remplacé les chameaux ou les ânes de la caravane, mais les conditions de voyage sont tout aussi pittoresques.
Arrivés à la station de bus à 5 heures du matin, grâce à 2 voyages effectués par le propriétaire de l’hôtel, nous débarquons dans un hangar, équipé d’une télévision qui distille des nouvelles européennes. Il fait - 5 ° en France. Assis en rang sur des bancs parmi des gens qui dorment à terre, d’autres qui mangent, ou qui errent, nous attendons dans la nuit noire que le bus soit chargé.
Après les chèvres, les frigos, les malles et les caisses diverses, c’est au tour des passagers de s’embarquer en respectant la liste d’appel que fait consciencieusement le chauffeur. Comme des écoliers nous répondons à notre nom et nous installons au fond du bus. Il n’est pas plein, chacun peut donc prendre ses aises. Départ à 6 heures, rien à dire, nous som mes en Afrique. (prévu à 5 h). Différents arrêts jalonnent la piste, certains descendent, beaucoup montent ce qui rend de plus en plus pénible le voyage. Entre les recommandations d’un homme de Bamako, sur la prudence à observer pour négocier ou manger certains produits, et les conseils touristiques, le parcours est entrecoupé de vomissements, de bousculades, des pleurs d’enfants, ou de coups d’épaule pour gagner quelques centimètres sur un banc.
Dans une grande confusion, défile le paysage grandiose du Sahel : les monts Hombori, la main de Fatma qui surgissent brusquement des lignes horizontales et rapprochées des dunes de sable. Malheureusement, nous n’apercevrons pas d’élé- phant lors de notre traversée de la réserve du Gourma. Ce bus s’avère assez confortable avec une climatisation automatique (trous dans les fenêtres). A Douenza, après un traditionnel contrôle de police, les passagers descendent pour se rassasier, nous éviterons les glaces locales, préférant les sardines et «vache qui rit» traditionnelles. . Le paysage et les maisons ont changé, la poussière est rouge. Enfin au terme de 7 heures de voyage, nous parvenons à Sevaré notre nouvelle étape. Un taxi nous conduit au refuge de Max, connu des amis. Une surprise nous y attend : une piscine qui viendra soulager les souffrances dues à la chaleur. Le campement est confortable, et le maître des lieux, un américain, joue un peu le colonialiste. La chaleur s’est faite insistante et dépasse les 41 ° à l’ombre, nous sombrons donc, dans des fauteuils près de la piscine et sur la terrasse, devant des cocas glacés.
Mercredi 25 février Nous quittons Sevaré avec notre nouveau guide africain présenté par ATTAYEB (guide de la pinasse), accompagnés de Moussa le chauffeur la piste cimentée descend la falaise pour nous faire
l'entrée en pays Dogon
L’entrée en pays Dogon
Comme une oasis sortie du désert, le Pays Dogon offre une multitude C’est à une lente découverte de la falaise que cette randonnée à pied
Sous un soleil ardent, dans une poussière jaune, la vie s’écoule sur
Magnifique vilage, dont le campement est une oasis d’accueil.
A 13 heures sous une chaleur encore plus
rendus à ENDE. Village de commerce et de troc. Pause détente mais aussi pause affaire.
le village s’est paré de tapis «Bogolan» teints et peints
A Ende vit le Hogon , dieu à l’image de l’homme. il Le Hogon est le roi, le chef, le maître absolu. Il est le représentant le
La longue et pénible marche qui s’en suit témoigne de notre manque d’habitude C’est en fait 16 Km soit 4h 30 de marche dans le sable qui glisse Le soir tombe, et la nuit pose son voile sombre lorsque nous commençons la dernière La montée se termine enfin et nous sommes
Au coucher du soleil, la falaise prend des couleurs rosées, les baobabs étendent leur ombre tout au long de la piste. Les enfants qui ont quitté l’école nous poursuivent en riant, pieds nus, sur la piste brûlante. Le soleil descend lentement et sa chute anime la plaine. Des charettes tirées par des ânes ou des zébus se croisent et se saluent, transportant femmes et marchandises de villages en villages. A Benamittou le sentier quitte définitivement la plaine pour gravir la falaise, dans une faille abrupte.
sur la falaise du pays Dogon 26 février
Jeudi 26 février
Le petit déjeuner aux galettes de riz et chocolat fondu prend une tout autre Toute une vie s’anime autour de nous, sur les terrasses, les enfants Au bas du ravin que nous avons franchi difficilement dans la
Un nouveau départ , accompagnés de quelques porteurs pour la deuxième partie La marche est agréable, dans des paysages grandioses, faits de plateaux et
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